En cette ère épidermique, ou le paraître marche sur les plates-bandes de l'être, je me questionne sur le sens que prend la vie. Ma vie plutôt. Cette putain trop usée par les méandres d'un destin trouble. Enculée et prise sauvagement, feignant l'extase à tous futiles apparats. Oui, cette salope qui est mienne.
J'y vomirais mon mal-être de toute mes forces, sans continence. Aussi durement que les sales coups qu'elle m'a donné, ma vie, je lui cracherais tripes et boyaux en pleine gueule. Violemment.
Certainement, j'ai ce besoin de me plaindre. De râler, m'apitoyer et pleurer sur mon sort. En ces affres instants qui démasquent mon âme, mes doigts m'imposent la révolte.
Je veux composer ma rage en braconnant mon talent qui se cache derrière ma pudeur, m'insurger à coups de lettres et de mots. Hurler silencieusement à la destinée que j'existe encore...
Parce qu'écrire, on l'a déjà dit, c'est ranger le vrac de sa vie.